Saturday, April 15, 2006

I've got a feeling I don't want to know

S'il n'est pas agréable de se prendre une veste, je pense que c'est encore plus dur d'en foutre une à une personne qu'on apprécie sincérement, sans pouvoir lui faire comprendre qu'on veut simplement rester tout seul. Je me trouve déja assez paumé comme ça. Je lui ai dit, elle m'a répondu que j'avais deux jours pour trouver une excuse valable.
C'était vraiment une belle nuit. Un ciel étonnement dégagé, pleine lune, la ville ronronnait, de petites brises douces coulaient sur les murs, l'ombre était de velour et la lumière nocturne parfaitement tamisée. On a marché 50 mètres en trainant les pieds, et à chaque mot que je disais, je clouais un peu plus le romantisme de l'endroit de ma pauvre bétise ahurie. Elle m'en voulait même pas, elle essayait juste de comprendre. Et il n'y a rien à comprendre. C'est comme une palourde qu'on aurait déja mangée. Je restais là, les bras ballants, rêvant vaguement d'un dernier petit verre de gin old lady's caché au fond de mon lit, rêvant d'être loin en fait, du coté du pôle nord, dans un igloo à me faire une fricassée de morse, emmitoufflé dans une fourure abondante. On s'est dit au revoir vite fait.

J'ai dû dormir dans les quatre heures plus tard, englouti dans les élans nihilistes de Surfer Rosa, des images me revenaient et j'avais envie de gerber.

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